<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1499131703395738600</id><updated>2011-08-08T05:14:49.778-07:00</updated><category term='France/Afrique du Sud'/><category term='La messe en latin'/><category term='Corée'/><category term='patriotisme'/><category term='monothéisme'/><category term='France'/><category term='Australie'/><category term='Afrique du Sud'/><category term='souffrance'/><category term='L&apos;accident'/><category term='libertinage'/><title type='text'>Plumons les Anges</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>m.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>8</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1499131703395738600.post-8237914071791247830</id><published>2010-11-01T19:29:00.000-07:00</published><updated>2010-11-10T09:24:46.656-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;accident'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Corée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='souffrance'/><title type='text'>L'accident #2</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est jeune, une vingtaine d'année. Il est fin et musclé. Il doit à peine revenir de l'armée, pas eu le temps de s'engraisser. Il essaye de bouger le bras droit, de le plier et de le ramener vers son épaule gauche, et ce mouvement lui tord la bouche. J'enlève une de mes mains de dessous sa tête et me mets à lui masser doucement l'épaule, visant l'endroit qu'il cherchait à atteindre. Je ne sais pas si ce geste le soulage ou le fait souffrir un peu plus. J'espère vraiment que je ne fais pas trop de dégâts. Le bras droit se repose, la grimace se fige un peu sur son visage.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le carrefour a repris son activité, les voitures défilent tout autour de nous comme si nous n'existions pas. Je regarde les pneus des 4x4 défiler à 10 centimètres de ses pieds. Je me dis qu'avec un peu de malchance, on pourrait l'achever rapidement. Du trottoir d'en face des bedeaux nous observent, de loin, la voiture arrêtée, les flics qui débarquent, le scooter au contenu renversé et cet homme, allongé, ce ver se tordant de douleur sur lequel se penche cette femme exotique. Ils&amp;nbsp;observent une scène somme toute assez banale. Une scène banale, mais dans une variante un peu atypique. Ça arrive pas souvent, une&amp;nbsp;grande blanche au milieu de la route tenant un souffrant dans ses bras,&amp;nbsp;ça retient l'attention, quelque chose de cocasse à raconter en rentrant.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon blessé se met à claquer des dents. Il porte une petite combinaison toute fine, et un vieux pantalon de sport. Le t-shirt remonte un peu sur son torse et laisse entrevoir un ventre fin et nerveux. Quel âge a-t-il ? Qui est-il ? Il me rappelle mon ami... cet autre coréen à la même peau couleur caramel au beurre salé. Celui qui n'a pas pensé à mal mais qui l'a quand même fait, et m'a laissée repartir avec un bleu au coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes pensées dévient un instant, je me dis que s'il manifestait une quelconque douleur à cet endroit précis, cet abdomen doré à la peau lisse, brillante sous la lumière du bitume, mes mains ne se feraient pas prier pour lâcher la tête et l'épaule gauche et s'y précipiter. Même un peu plus bas... j'irais volontiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au milieu de la chaussée, dix heures du soir, un blessé dans les bras et des idées érotiques qui me traversent.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Malheureusement, s'il se réveille et se remet à gigoter, c'est qu'une douleur plus haut, dans le creux du rein gauche, se met à le travailler. Ma main lâche l'épaule et descend à cet endroit. Ma main descend un peu et ma tête se penche sur lui, mes cheveux encadrant son visage au dessous du mien. Je regarde ses lèvre tremblantes. Elles sont d'un rose sombre, pulpeuses, fragiles. Elles bougent à peine, figées dans un rictus de douleur. Elles sont belles, d'une taille parfaites, ni trop charnues ni trop fines. Des lèvres à baisers enivrants, des lèvres à embrasser, encore et encore...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si seulement j'étais le prince charmant... un baiser et tout serait réparé, il se relèverait, j'attraperais le scooter, laissant la caisse de bouffe gisant sur la route derrière nous et nous partirions vivre dans un royaume lointain, où nous vivrions heureux et aurions beaucoup d'enfants.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1499131703395738600-8237914071791247830?l=plumonslesanges.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/feeds/8237914071791247830/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1499131703395738600&amp;postID=8237914071791247830' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default/8237914071791247830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default/8237914071791247830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/2010/11/laccident-2.html' title='L&apos;accident #2'/><author><name>m.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1499131703395738600.post-8956897933199174800</id><published>2010-10-19T11:34:00.000-07:00</published><updated>2010-11-10T09:06:15.581-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Australie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La messe en latin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Corée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='monothéisme'/><title type='text'>la messe en latin #3</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il parlait pas très bien anglais, mais il avait su se faire comprendre, en bas des escaliers. Il voulait monter chez elle. La soirée touchait à sa fin et il l'avait raccompagnée. Devant la maison, dignement, comme dans un rêve, il l'avait embrassée. Un baiser maladroit, posé un peu brusquement sur ses lèvres timides.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle s'était laissé faire. De toute façon il était trop tard pour résister, son coeur avait cédé. Un baiser, une main qui effleure sa hanche, enlace sa taille et d'un coup ferme la serre contre ce corps masculin. Le bassin part en arrière d'un mouvement sec et son sexe, à travers la jupe, s'électrise au contact de ce membre dur et inconnu.&amp;nbsp;Dieu a beau prévenir, proscrire, interdire, parfois la chair devient liquide et déraisonnable.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"I can come in ?"&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Well, ahw...yes, com'in."&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il la regarde monter devant lui, il regarde ce cul qu'il aimerait attraper à pleines mains et qui se dandine maladroitement devant lui. Dans un instant ce cul sera à lui, et cette pensée lui fait ressentir l'atroce proximité de sa braguette sur sa bite.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La serrure lui résista un instant car ses mains tremblaient, moites. Elle savait qu'elle ne contrôlait plus la situation et cette idée, bien que dangereuse, la libérait. Pour un instant, un court instant, se laisser aller. Que pouvait-il lui arriver de mal ? Il veillait sur elle de là haut, elle en était convaincue, et s'en remettait à ses mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hein ? Ses mains ? Les mains de qui ? De Dieu ou du coréen ?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le studio n'était pas très grand. Facile d'y trouver le lit. Un lit une place, des draps tirés, un oreiller posé par dessus. Il l'attrapa et l'y fit tomber sans ménagements. Il faisait pas de chichis, l'embrassant sur la bouche, dans le cou, attrapant d'une main ferme le petit sein vierge sous le chemisier, le malaxant avec frénésie, de l'autre main descendant un peu plus bas, tirant la jambe sur le côté afin de s'insérer en son creux. Il ne savait que prendre ce qu'il voulait, alors il y allait, direct et même un peu brutal.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est pas qu'il s'y prenait bien ou mal, de toute façon elle savait pas comment on fait. Et puis, d'après ce qu'elle en savait, c'était pas une partie de plaisir. Il suffisait juste d'offrir son corps le mieux possible à celui qu'on aime pour qu'il y satisfasse son plaisir masculin. Elle l'aimait, sans aucun doute, et allait faire tout son possible pour le lui montrer. Le mieux possible.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1499131703395738600-8956897933199174800?l=plumonslesanges.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/feeds/8956897933199174800/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1499131703395738600&amp;postID=8956897933199174800' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default/8956897933199174800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default/8956897933199174800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/2010/10/la-messe-en-latin-3.html' title='la messe en latin #3'/><author><name>m.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1499131703395738600.post-5286685442663011340</id><published>2010-08-08T23:07:00.000-07:00</published><updated>2010-10-23T07:16:43.645-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Australie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La messe en latin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Corée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='monothéisme'/><title type='text'>la messe en latin #2</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il était coréen, un local, un businessman, tout le monde est businessman ici, ça veut rien dire. Elle l'avait rencontré à un cours de Salsa et ils étaient devenus amis. Amis : sorties au cinéma, déjeuners au restaurant, soirées au karaoké. Amis, bien sur, elle est catholique, et attend le bon, pas de badinage, pas de coeur d'artichaut, juste Dieu, Jésus et l'élu de son coeur. Un jour...&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En attendant, ils se voyaient en tout bien tout honneur. Il était là, à son anniversaire, il lui avait offert des fleurs. Il était là à toutes les occasions importantes d'ailleurs, il s'immisçait dans son quotidien, prenant la place du meilleur ami, du confident. Seulement voilà, un meilleur ami coréen, ça ne présage rien de bon. Un meilleur ami coréen c'est complètement utopique, particulièrement pour une blanche. Un rêve, un truc hollywoodien, un mirage de dégénérée. Un meilleur ami coréen, bêtement, c'est s'attirer des ennuis.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et elle s'en attira. Petit à petit, ils se firent plus tendre, les mains se touchaient comme par hasard faisant frémir son coeur, les confidences les rendaient toujours plus intimes, les regards se croisaient, les dîners en tête à tête se succédaient et prenaient des allures romantiques. Son coeur qu'elle croyait réservé pour son dieu cédait sous le charme d'un oriental, si facilement que c'en était déprimant. La confession ne servait plus à rien, ni les Pater Noster, ni les Ave Maria, elle était prise au piège, elle était cuite. Elle était amoureuse, définitivement amoureuse, pour la première fois.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1499131703395738600-5286685442663011340?l=plumonslesanges.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/feeds/5286685442663011340/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1499131703395738600&amp;postID=5286685442663011340' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default/5286685442663011340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default/5286685442663011340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/2010/08/la-messe-en-latin-2.html' title='la messe en latin #2'/><author><name>m.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1499131703395738600.post-7056172471491566560</id><published>2010-08-04T09:27:00.000-07:00</published><updated>2010-11-10T09:22:14.061-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;accident'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Corée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='souffrance'/><title type='text'>L'accident #1</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je revenais d'un magasin où j'avais acheté un bloc note pour faire mes exercices d'écriture coréenne, &amp;nbsp;un paquet de sucreries au yaourt, deux stylos à tête d'ours, une boite de thé glacé à la prune et des bonbons au ginseng. Je marchais tranquillement vers ma chambre d'hôtel, pensant au bazar que j'avais à ranger. J'étais partie en laissant l'endroit sans dessus dessous, aimant, ces derniers jours, à essayer mes nouveaux habits devant ma glace avant de les jeter négligemment dans un coin en vue de les ranger plus tard.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Guillerette, heureuse de pouvoir bientôt me mettre en culotte pour me préparer un thé, pensant à ces colis pour l'Europe que j'allais finaliser grâce à mes trouvailles du soir, je m'apprêtais à traverser le carrefour quand un bruit de choc m'arrêta net. Alors que tournais la tête je vis, en plein milieu du trafic, un jeune homme voler par dessus une voiture puis s'écraser au sol.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Moment intemporel du drame qui s'immisce dans la routine. Le corps vole et tournoie, le casque et les savates partent un peu plus loin, le scooter &amp;nbsp;traverse la rue dans l'autre direction et zigzague sur plusieurs mètres.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le corps tombe puis retombe, l'homme relève un instant le torse, hagard, avant de se laisser retomber et de se recroqueviller de douleur. la porte passagère de la voiture s'ouvre, une petite femme se précipite, agrippe le corps inanimé et le tord.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je reste un instant suspendue, je suis la plus proche, mais je me sens si loin, si étrangère. Que faire...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'attends une réaction, un mouvement, je me dis qu'il y a sûrement, autour de moi, une personne plus appropriée pour prendre en main cette situation, un pompier en civil, un médecin de la clinique d'à côté en train de faire sa pause clope, une vieille scout qui fait son marché pour le soir...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rien, après 3 secondes, personne n'a bougé.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne réfléchis plus et m'engage sur le carrefour, avec mes trois mots de coréens fait lâcher prise à la femme qui plie ce corps amoché et le repose par terre. Ne sachant trop que faire je glisse mes mains derrière la nuque, je la redresse pour la bloquer.&amp;nbsp;Le corps gigote péniblement, les bras jetés sur les côtés bougent lentement, les jambes sont tordues et comme toujours suspendues dans les airs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1499131703395738600-7056172471491566560?l=plumonslesanges.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/feeds/7056172471491566560/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1499131703395738600&amp;postID=7056172471491566560' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default/7056172471491566560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default/7056172471491566560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/2010/07/laccident.html' title='L&apos;accident #1'/><author><name>m.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1499131703395738600.post-2761747207362519861</id><published>2010-08-02T23:04:00.000-07:00</published><updated>2010-08-03T09:48:57.647-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Australie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La messe en latin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Corée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='monothéisme'/><title type='text'>La messe en latin #1</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle avait toujours vécu à l'étranger, bougeant de pays en pays, en moyenne un tous les trois ans. Elle en avait marre de bouger, elle voulait rentrer à la maison, bien qu'on ne comprenne pas très bien ce qu'un tel endroit signifiait réellement pour elle. À la maison, dans le pays de son père, là où habitaient désormais ses parents, ce pays dont le nom figurait sur son passeport. Quelque part où elle était sans doute restée un peu plus longtemps.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle voulait rentrer et apprendre un nouveau métier, fatiguée de travailler pour vivre et souhaitant se mettre au service d'une cause plus noble, de celles qui lui donneraient une raison de se lever le matin. Elle était catholique, version hard, et les paroles du christ résonnaient dans sa petite tête blonde 24 heures sur 24. Il y avait des choses à faire, et des choses à ne pas.&amp;nbsp;Elle en était convaincue, et tenter de s'esquiver revenait sûrement à se condamner à l'enfer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s'était retrouvée ici un peu par hasard, professeur d'anglais dans un lycée de banlieue, un de ces lycées où les profs sont désagréables et où les élèves n'en ont strictement rien à foutre des langues étrangères. Petit à petit, elle avait dépérit, noyant son chagrin dans la pénombre des karaokés coréens, avant de se décider à démissionner et à changer de métier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que six mois à tirer et elle rentrerait à Canberra, et elle passerait à autre chose. Plus que six mois à tirer et le cauchemar serait fini, fin de l'histoire, nouveau départ.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1499131703395738600-2761747207362519861?l=plumonslesanges.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/feeds/2761747207362519861/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1499131703395738600&amp;postID=2761747207362519861' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default/2761747207362519861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default/2761747207362519861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/2010/08/la-messe-en-latin-1.html' title='La messe en latin #1'/><author><name>m.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1499131703395738600.post-5878881529940407606</id><published>2010-07-20T07:54:00.000-07:00</published><updated>2010-08-02T23:18:42.757-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='patriotisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='libertinage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France/Afrique du Sud'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Corée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du Sud'/><title type='text'>France / Afrique du Sud #3</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Il m'embrasse, il a de grosses lèvres pleines. Il est plus doux que dans mon souvenir, mais toujours trop intrusif. Il me soulève, me pose sur le lit, passe sa main sous mon haut, me dit que je suis sexy. J'aime pas trop ce genre de compliments, ça m'excite jamais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;il enlève mon haut, dégrafe mon soutien gorge. Attrape mes seins, les tourne dans ses mains. Derrière nous le match continue mais je ne vois plus rien. Je regarde juste sa peau noire qui vibre au rythme des images de la télévision. Son corps se presse contre le mien, je ne bouge presque pas, je me contente de me faire accueillante.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Très vite, je me retrouve toute nue, très vite il se retrouve tout nu de même, très vite nos corps s'enlacent. Il sait ce qu'il veut, je ne demande rien. "Guide me", un petit jeu de main et son sexe est en moi.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Je sens son sexe aspirer le vide en moi, je sens le poids de son corps caresser mon ventre, je sens ses lèvres capturant les miennes. Doucement, mes jambes enlacent ses fesses, mes mains se glissent dans le creux de ses reins et la danse commence.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Lui sur moi, moi sous lui, nos corps se mêlent simplement, bougent en rythme à la recherche d'un plaisir éphémère. Rien d'animal, juste quelques gouttes de transpiration qui perlent à l'interstice de nos corps enlacés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Petit à petit les mouvements se font plus rapides, mon sexe s'ouvre pour laisser le sien s'y installer, nos respirations se font plus bruyantes, mes joues rosissent et, cambrant mon bassin, je remonte mes jambes sur son dos pour augmenter mon plaisir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Peu après, il me retourne et d'un geste ferme me pose au dessus de lui. À mon tour de mener la danse. Je regarde sa tête s'enfoncer dans l'oreiller, ses mains épaisses agrippent mes fesses et entraînent mes reins dans un mouvement sec régulier. Je me redresse et me cambre, pose mes mains sur le lit cherchant à sentir au plus profond de moi ce pieux qui me transperce. Il déplace ses mains sur mes seins et en caresse le bout, joue à en faire pointer les extrémités. À mon tour j'agrippe ses testicules et les malaxe doucement. Elles sont douces et tendues, je les remonte contre mes fesses.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Mes mouvements se font plus rapides, son visage plus crispé, petit à petit il s'abandonne. Je lève ma tête, me cambre un peu plus, remonte mes talons et me pose sur la pointe des pieds. Je joue à faire entrer et ressortir son sexe dans le mien, sur un rythme rapide et saccadé. Il vient, sans que je ne m'en aperçoive vraiment.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Son corps se fait plus mou, il se redresse et me prend dans ses bras, m'embrasse les épaules et les seins, continue de bouger vaguement son bassin avant de s'arrêter et de me regarder. Je tourne la tête vers la télé, Afrique du Sud 2, France 0. La mi-temps est passée depuis longtemps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Tout en continuant de m'embrasser, il regarde le match. Malouda marque un but, il s'attriste. Il m'explique qu'avec 3 points d'écart, son pays avait encore des chances de se qualifier. Raté. La rencontre se termine, son portable ne cesse de sonner. Il se lève pour regarder, ses amis du pays partagent avec lui leur déception.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Il s'en va se laver dans la salle de bain. Lentement je remets mes habits. Je m'apprête à enfiler mon top quand il rouvre la porte et me regarde étonné "We're not finished!". Il revient sur le lit, retire ma petite culotte, je remonte ma jupe sur mon ventre. Il m'embrasse, attrape un préservatif et en un éclair le revoilà en moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Nous refaisons l'amour. Rapidement, simplement. À la télévision, la publicité coréenne a succédé au foot. La patineuse Kim Yuna vend des réfrigérateurs en dansant en mini-jupe sur des talons. Il remonte mes jambes vers l'avant de ses bras, me pénètre et jouis en moi. Il reprend sa respiration, puis il se pose sur le côté, il me serre dans ses bras et doucement s'endort.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Je souris, le regarde partir dans son sommeil, retire mon bras de sous sa tête, attrape mon haut et l'enfile, cherche ma petite culotte, la trouve au bout du lit, prends mon sac, me retourne vers lui et l'embrasse une dernière fois puis sors de la chambre. Dans la cuisine,&amp;nbsp;&amp;nbsp;en équilibre contre l'évier, j'enfile mes sandales et en referme les boucles. Je sors de chez lui, dans le couloir je croise un couple de vieux voisins, leur décroche un sourire, descends l'escalier, sors dans la rue et d'un pas énergique me dirige vers mon bar attitré.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Le match est fini, mon histoire aussi.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1499131703395738600-5878881529940407606?l=plumonslesanges.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/feeds/5878881529940407606/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1499131703395738600&amp;postID=5878881529940407606' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default/5878881529940407606'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default/5878881529940407606'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/2010/07/france-afrique-du-sud-3.html' title='France / Afrique du Sud #3'/><author><name>m.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1499131703395738600.post-5798916080896285453</id><published>2010-07-13T07:46:00.000-07:00</published><updated>2010-11-10T09:08:15.421-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='patriotisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='libertinage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France/Afrique du Sud'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Corée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du Sud'/><title type='text'>France / Afrique du Sud #2</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le match commence à 11 heures du soir ici. Je n'y serai pas 5 minutes en avance. Onze heures pile, même plutôt cinq minutes de retard. Je poireaute dans la mauvaise rue. Entre temps j'ai récupéré un portable, mais je suis pas douée. À chaque fois je clic sur le bouton "envoyer" avant d'avoir fini d'écrire et mes messages sont on ne peux plus expéditifs. Comme celui répondant à :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-"At what time do you think you can come ?"&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-"11"&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand je lui ai proposé de me retrouver pour voir le match, il ma répondu qu'il était chaud pour qu'on le regarde tous les deux chez lui accompagnés d'une bouteille de vin. La première fois il m'avait emmenée dans ce coffee shop coréen où pas un guei-lo* ne mettrait les pieds. Ici aussi il s'arrangeait pour éviter les endroits où l'on serait vus ensemble. Pas d'histoire, pas de traces, un crime sans conséquences.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis donc dans la mauvaise rue, au dessus de moi le réverbère clignote, s'allume, s'éteint, clignote à nouveau. Les câbles électriques pendent de partout, on ne voit que ça dès qu'on lève les yeux. Au dessus, le ciel noir de la ville. J'ai téléphoné, personne. J'ai envoyé un message pour dire que j'étais en bas, pas de réponse. Je me dis que j'attends cinq minutes avant de faire demi-tour.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le temps passe, pas grand chose, mais assez pour me laisser un instant d'éternité. Je me rapproche de l'immeuble, m'adosse au mur du garage. Une vieille dame passe dans la rue, sursaute devant mon ombre, "Omo, Omo" se tapant le poing contre la poitrine. Je m'excuse, m'excuse en me pliant un peu et en souriant d'un air désolé. Je sors de ma cachette.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le téléphone sonne. "Where are you ? I can't see you ! Let's meet in front of the Seven Eleven, you know where it is, right !". Je marche tout en lui répondant que j'arrive tout de suite, sors de la rue, tourne à droite et tombe pile poil face à lui. On monte chez lui.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la pièce, le match a déjà commencé. On s'assied face à la télé, au pied du lit, sur un petit canapé en mousse. Il ouvre sa bouteille, m'explique que c'est le seul vin buvable qu'il ait jamais goûté dans cette ville. Un vin rouge chilien avec une tête de kangourou jaune sur la bouteille. Il me tend un verre, je bois une gorgée, l'un des pires trucs que j'ai jamais bu. Sucré, amer et chaud.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je souris, lui dit qu'il doit aimer les vins sucrés... que je déteste. Mais je bois quand même, l'air de rien. Pas facile quand on est française d'exiger des étrangers qu'ils comprennent ce qu'amour du vin veut dire. L'image d'un asiatique assis devant un bol de thé dans lequel se noie un sachet de Lipton yellow trop infusé me traverse l'esprit... Juste avant que Gourcuff ne se fasse expulser du terrain.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je commence à trouver mon idée un peu minable. Il regarde le ralenti, et estime que "Man!" Ça ne méritait pas un carton rouge. Après il prend mon verre de vin, le repose, se tourne vers moi et commence à m'embrasser.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;*&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-small;"&gt;guei-lo : mot utilisé pour dire "occidental" en cantonais et qui signifie fantôme.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1499131703395738600-5798916080896285453?l=plumonslesanges.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/feeds/5798916080896285453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1499131703395738600&amp;postID=5798916080896285453' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default/5798916080896285453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default/5798916080896285453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/2010/07/france-afrique-du-sud-2.html' title='France / Afrique du Sud #2'/><author><name>m.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1499131703395738600.post-7896401258154119387</id><published>2010-07-11T06:42:00.000-07:00</published><updated>2010-08-02T23:17:53.031-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='patriotisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='libertinage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France/Afrique du Sud'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Corée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du Sud'/><title type='text'>France / Afrique du Sud #1</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À ce moment là, je rentrais à peine de France où je venais d'apprendre que mon premier amour était mort et bien mort. J'atterrissais une fois de plus dans cette Corée que j'aime mais avec laquelle j'ai tant de mal à vivre. Je me rappelais ce garçon à qui j'avais roulé des pelles nonchalamment dans la rue, quelques semaines auparavant, et des bras duquel je m'étais enfuie en bafouillant quelques mots d'anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimais l'idée d'avoir roulé des pelles à un beau noir dans une ville asiatiques où cette couleur de peau se compte sur les doigts d'une main. Je l'avais rencontré un soir de festivités françaises, où j'étais épuisée par trop d'alcool et trop peu de sommeil. Il m'avait l'air sympathique alors je lui avais laissé mon email, promettant de me rattraper une autre fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous étions retrouvés pour une soirée ensemble, à bavarder en anglais dans un coffee shop typiquement coréen, bavarder de quoi, je ne me rappelle plus très bien, de l'Afrique du Sud et de ce vieux blanc tué par ses employés, de la France et de sa diversité culturelle, des coréens qui nous prennent pour des américains dès que notre couleur de peau n'est pas semblable à la leur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai jamais été très douée pour deviner quand un garçon a envie de moi, alors j'ai été un peu surprise lorsque, sur le chemin du retour, il m'a retournée et embrassée. Je n'aimais pas trop non plus les mouvements de sa langue contre la mienne, trop rapides, trop intrusifs, m'imposant une cadence qui ne me convenait pas. Mais je dois dire que ça faisait quelques temps qu'on ne m'avait pas embrassée, que le dernier qui s'y était essayé avait laissé derrière lui un parfum de tristesse tenace et qu'alors mon corps, malgré moi, répondait positivement à cette intrusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il que cette fois-là encore, j'avais préféré prendre mes jambes à mon cou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Doucement, le temps passant, j'avais arrêté de correspondre par mail, n'ayant pas grand chose à dire, étant simplement fixée sur le fait qu'il voulait me baiser sans histoire, et trouvant alors débile d'éterniser la conversation sur la pluie et le beau temps. Je me disais que peut -être je le croiserai un jour, dans la rue, et nous reprendrions là où nous nous étions arrêtés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis la coupe du monde arriva, avec son lot d'animations exceptionnelles, les matchs de l'équipe coréenne soutenue par la totalité de la population comme s'il s'agissait de l'honneur de la nation, les matchs de l'équipe de France, à l'image de sa nation, plus que jamais ubuesque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute la ville vibrait devant les premiers échanges. Les coréens soutenaient leur pays comme si chaque affrontement était une finale en soi, les étrangers ne dormaient pas la nuit pour pouvoir suivre leur équipe nationale. La France pataugeait et je regardais ça de loin. Jusqu'à ce que je me rende compte de l'affiche du dernier match.&lt;br /&gt;France /Afrique du Sud. Mon pays contre le sien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire l'amour à un sud africain devant un match de foot opposant nos deux pays je trouvais ça assez drôle et primesautier pour me laisser tenter.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1499131703395738600-7896401258154119387?l=plumonslesanges.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/feeds/7896401258154119387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1499131703395738600&amp;postID=7896401258154119387' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default/7896401258154119387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1499131703395738600/posts/default/7896401258154119387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plumonslesanges.blogspot.com/2010/07/la-loose.html' title='France / Afrique du Sud #1'/><author><name>m.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
